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ASHKELON, LA BASE MYTHIQUE DU DEJJ EN ISRAËL - Par Jean-Claude BENSOUSSAN — La Saga
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ASHKELON, LA BASE MYTHIQUE DU DEJJ EN ISRAËL - Par Jean-Claude BENSOUSSAN

👤 Edgar GUEDJ - Lynclair Le Visionnaire 📍 Autre 🏷️ Centres de vacances 🎗️ JAC 📅 1965

ASHKELON,

LA BASE MYTHIQUE DU DEJJ EN ISRAËL

Par Jean-Claude BENSOUSSAN

Le Club francophone

Depuis la fin des années 50, un Club de vacances avait été créé au Parc national d’Ashkelon, à l’initiative d’un investisseur privé français et de l’État d’Israël.

Ce Club francophone avait été édifié en bord de mer. Les touristes, en majorité originaires de France, étaient logé dans des bungalows. Le personnel de service : économe, chef de cuisine, chef de salle, chef de camp, animateurs…. était recruté au sein de la population d’Ashkelon.

Nous avons retrouvé à Ashkelon Rachel Benitah, originaire d’Oran, qui avait été engagée comme secrétaire et qui en fait est devenue cheffe de salle. Son mari Davidzal était l’économe.

Ce Club était parfois nommé injustement Club Med, probablement parce que l’un de ses fondateurs était français et que le nom de Gilbert Trigano avait été associé, ou encore à cause du concept de vacances tout compris, ou encore à cause des animations et de l’esprit « Club Med » qui le caractérisait.

Le Camp du DEJJ

Au-dessus du Club Francophone, à l’intérieur du parc, s’étendait sur plusieurs hectares le Parc national d’Ashkelon dans lequel, ici et là, à de nombreux endroits et au milieu d’une végétation riche de pins, caroubiers, figuiers,…jonchaient des ruines, des fragments de piliers de marbre, un chapiteau corinthien…. Certains disaient qu’il s’agissait de ruines d’un temple païen, d’autres plus catégoriques disaient qu’il s’agissait du temple philistin détruit par Samson - Shimshon, juge d’Israël trahi par la belle Dalila.

En 2021, l’archéologue Rachel Ben Nathan y a découvert une basilique romaine, vielle de 2000 ans, datant du règne d’Hérode le Grand

Ainsi donc, en 1965 avec l’aide et le soutien du département Noar vé Haloutz , de Elie Elalouf – un ancien du DEJJ au Maroc, devenu DG de la Fondation Rachi ,lauréat du Prix d’ Israël et haver Knesset -  du bureau parisien de l’Agence juive pour Israël et du Maire d'Ashkelon Élie Dayan , le DEJJ obtint l’autorisation d’organiser dans ce parc verdoyant des camps de vacances pour adolescents et jeunes adultes.

Le Misrad Noar véHaloutz était chargé, avec d’anciens EI du Maroc, du montage du camp, des réservations des hôtels et des cars, du recrutement des guides touristiques et des accompagnateurs armés.

Quant au DEJJ, il était chargé de l’information et de la promotion du séjour, des inscriptions en France, des achats des billets d’avion, du recrutement du chef de camp, des animateurs, de l’économe et du personnel de cuisine et bien entendu du budget.

Les Objectifs

  •       Offrir aux adolescents et jeunes adultes une expérience unique, en immersion totale, en Israël
  •       Renforcer leur identité juive et sioniste
  •       Découvrir Israël et les préparer à la alya
  •      Transmettre l’esprit du DEJJ autour du triptyque « Am Israël ,Thora Israël, Erezt Israël »
  •       Repérer ceux qui seront aptes à encadrer des groupes du DEJJ en France.

C’est donc à l’été 1965 que les premiers vacanciers prirent possession de cet incroyable et mythique camp d’Ashkelon.

À ma connaissance aucun mouvement de jeunesse juif en France n’a eu le privilège d’obtenir un lieu en Israël aussi prestigieux afin d’y organiser pendant plus de 10 ans des camps de vacances pour ses troupes.

La plage d’Ashkelon est large, faite de sable blond sur laquelle on retrouve des fragments de colonne de marbre ; elle me rappelle les plages d’Oran ou celles d’Agadir….

Le Choc de l'Arrivée en Israël

Les groupes d’ados venus de Paris, Marseille, Lyon, Nice ou Toulouse partant de Paris arrivaient au terminal 1 de l’aéroport Ben Gourion. À l’atterrissage une salve d’applaudissements. À terre certains jeunes embrassaient le tarmac. Ce n’était pas un simple atterrissage. C’était la fin d’une attente générationnelle.

En franchissant les portes de l'aéroport, la première chose qui nous a frappé n'a pas été un monument, mais la chaleur et l'odeur du sable du désert. Sous le soleil de plomb de l'après-midi, nous avons ressenti une étrange déconnexion : nous ne sommes jamais venus ici, pourtant, chaque panneau en hébreu nous semblait familier, comme un écho des cours de talmud thora qui prenait enfin vie.

Le camp de tentes

Nous avons été transportés par des cars de la société Egged jusqu’à Ashkelon où nous avons découvert au milieu d’un parc de verdure un camp constitué de barnums, une structure métallique surmontée d’une toile résistante pouvant accueillir jusqu’à 20 campeurs. Nous allions dormir sur des lits de camps en toile dont les pieds étaient en bois. Sans doute des lits qui avaient servi aux armées anglaises ou américaines.

La découverte d’Israël

Nous passions tous les Chabat au camp pour nous reposer, laver et repasser nos vêtements. La restauration était parfaite. Elle nous rappelait la cuisine familiale.

Vendredi soir couscous, samedi midi tafina. Aux fourneaux deux habitués des camps du DEJJ au Maroc, le grand Larbi ou Béchir.

Dans la journée, offices de chabbat, commentaires de la paracha de la semaine. L’après-midi séance de bronzage et baignade en Méditerranée, suivie parfois d’un cours de pensée juive dispensé par un invité.

Le samedi soir nous étions tous réunis en cercle pour chanter, danser et rire à gorge déployée. Les « petits malins » se faufilaient à travers les grillages qui nous séparaient du Club francophone pour aller danser et draguer.

Du dimanche au jeudi, le Misrad Hapnim Hanoar organisait les excursions. En car la bonne humeur dans une ambiance intense régnait en permanence. Le matin nous chantions à tue-tête, en fin de journée éprouvé par les visites, nous somnolions en route vers de nouvelles découvertes ; nous avions hâte de prendre une bonne douche, reprendre des forces et ….refaire la fête.

En Galilée, nous avons découvert Tzfat, Tibériade, Bethlehem, Nazareth où nous avons acheté des coffrets ou des jeux de backgammon en bois d’olivier, Parfois le guide était un père chrétien. Le point d’orgue, les falaises calcaires de Roch Hanikra, sculptées par la mer en grottes marines..

Nous avons visité le Néguev où nous avons découvert à Timna les mines de cuivre du roi Salomon, séjourné dans les premiers hôtels d’Eilat, visité l’observatoire sous-marin, pris un bateau à fond plat pour admirer les coraux et les milliers de poissons multicolores. C’était l’époque où Eilat prenait son essor.

Jérusalem : l'Émotion au Kotel

La visite la plus attendue du séjour était sans conteste Jérusalem et le Kotel. Le moment le plus intense. En marchant dans les ruelles pavées de la Vieille Ville, notre cœur battait au rythme des chansons qui sortaient de nos gorges. Lorsque l'esplanade du Kotel est apparue, le souffle nous a manqué.

En 1965 et 1966, nous l’avons observé à travers des barbelés.

A partir de 1967, nous avons prié au Kotel.

En posant sa main sur la pierre chaude et polie par des siècles de prières, chacun d’entre nous ressentait un frisson. Ce n'était plus 2000 ans d'histoire apprises dans les livres, c'était l’aboutissement et la concrétisation d’un rêve bimillénaire, la transmission de la mémoire.

Les uns ont glissé entre deux pierres un petit papier plié, une promesse

faite à sa grand-mère restée en France. Un autre s’est enveloppé dans

son talith pour prier avec une ferveur qu’il n’avait jamais ressenti

auparavant. À d’autres, les larmes sont montées, sans prévenir. Des

larmes de soulagement, comme s'il venait de retrouver une pièce

manquante de leur propre puzzle.

Le lendemain, nous avons découvert le Musée d’Israël, la Colline des munitions, les vitraux de Marc Chagall dans la synagogue de l’hôpital Hadassa, observé Jérusalem depuis le Mont Scopus.

C’est pendant les trajets et au cours de ces visites que les guides nous ont enseigné l’histoire d’Israël et que notre esprit sioniste s’est renforcé.

L'Énergie de Tel Aviv

Le contraste fut total quelques jours plus tard sur la plage de Tel Aviv. Entouré de jeunes de notre âge qui riaient, jouaient au matkot et parlaient un hébreu rapide et chantant, nous avons ressenti une autre forme de fierté. Ici, nous étions simplement chez nous, fondu dans la masse. En regardant le coucher du soleil sur la Méditerranée, une glace à la main et les pieds dans le sable fin, nous avons compris que ce voyage n'était pas seulement une visite touristique.

Pour nous qui venions tout juste de quitter l’Algérie, le Maroc ou la Tunisie, la découverte d’Israël que nous ne connaissions qu’au travers les livres, les conférences et les récits bibliques, a forgé notre amour d’Israël, renforcé notre désir d’y vivre et de faire la alyah.

Avoir passé ses vacances en Israël, à Ashkelon, avec le DEJJ a été le must de notre période d’adolescent.

J’ai toujours gardé en mémoire que « celui qui n’avait pas fait Ashkelon ou Boltingen n’avait pas encore découvert ce qu’étaient les enjeux et la finalité du DEJJ ».

Une anecdote

En 1969, j’ai effectué mon premier voyage en Israël, au camp d’Ashkelon, en tant que chef d’un groupe de la JAC.

En 1975, j’étais chef du camp d’Ashkelon.

Un samedi soir, après la havdala, nous nous préparions pour la fête habituelle du samedi soir c’est à dire rangement des valises, nuit de sommeil et préparatifs pour les excusions de la semaine à venir.

Dans le bungalow qui me servait de PC, deux soldats en arme sont entrés. L’un d’eux parlait français. Il me dit que l’armée soupçonnait une infiltration de terroristes. Mesurant le danger, j’ai demandé que le camp soit ceinturé de soldats pour protéger les ados. Devant le refus de mes interlocuteurs, je les ais menacé de solliciter l’intervention de l’ambassade de France. Mes interlocuteurs m’ont demandé de patienter ; ils allaient rendre compte de ma demande à leur supérieur hiérarchique. Plusieurs minutes après, un officier est venu vers moi et m’a proposé un plan : éclairer plus abondement le camp, en particulier l’accès à la plage, ne pas informer les jeunes ados, éviter de les affoler, organiser avec les soldats des danses folkloriques et des rencontres amicales. J’ai immédiatement informé les chefs de groupe que Tsahal allait nous offrir une soirée israélienne, avec musique, danses et boissons. Moins d’une demie heure plus tard des camions sont arrivés, des soldats armés sont descendus, chargés de bouteilles de boissons gazeuses sucrées, de bière. Ils ont installé des projecteurs, des haut-parleurs, diffusé de la musique.

Nous avons passé une soirée féerique, inoubliable. Tous les jeunes ont pensé que cette soirée surprise avait été programmé pour marquer la fin de nos vacances.

 

Jean-Claude BENSOUSSAN

DEJJ LYON

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